jeudi, 22 janvier 2009

Ce jour-là....

... il faisait bleu dans le ciel berlinois.

 

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Mercredi 31 décembre 2008 - Berlin, Alexanderplatz

mardi, 09 décembre 2008

Un dimanche aprèm sur la Terre...

... plus précisément en forêt mosellane où je me suis mise en quête de matière première pour la déco noëlesque de la maison !

Cliquez ici, si ça vous dit!

 

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lundi, 17 novembre 2008

Je suis un défouloir...

Rude journée que ce lundi 17 novembre... J'ai dû essuyer les plâtres d'un deuil. En effet une des mes élèves de première année de CAP vient de perdre son oncle et aujourd'hui avait lieu l'enterrement. Seulement cette donnée importante, je n'en avais pas la connaissance ce matin quand elle a déboulé dans ma salle de classe. Elle est assise, les jambes sur le dossier de la chaise, me tournant ainsi le dos. Je lui demande de se retourner et elle répond : « Je préfère regarder le mur que de regarder vers le tableau ». J'ai pris ça pour une attaque personnelle. Je ne sais plus ce que j'ai dit, mais à la réplique suivante, la moutarde me monte déjà au nez et je lui demande si elle me cherche. Elle me répond : « Si je dis oui, vous faites quoi? ». Je la reprends sur son insolence et la fait sortir, mais c'est elle qui part. Les autres me disent : « Mais Madame, quand on parlait de l'enterrement tout à l'heure, ça concernait C.! C'est son oncle! » Hé! Est-ce que j'écoute tout le temps les conversations des élèves moi? Et puis je suis pudique, je ne me mèle pas de ce qui ne me regarde pas. Et voilà, les pieds dans le plat. Finalement, elle revient et je lui demande si elle est prête à rester en classe. Apparemment oui et l'heure se termine calmement.

Seulement voilà, l'après-midi, j'avais encore 2 heures à passer avec la classe de 1CAP. Déjà, elle arrive en retard avec trois autres filles. Je pensais qu'elle irait à l'enterrement, mais selon certains élèves, sa mère lui aurait interdit, mais ça, je ne le sais pas tout de suite non plus. Vers 14h, l'église de la ville fait retentir ses cloches pour la messe d'enterrement et là, mon élève décrète plusieurs minutes de silence pour se recueillir. Moi, je suis un peu interloquée, je me tais pour qu'elle se recueille un peu, une minute, peut-être un peu plus, mais j'ai un cours à continuer. Les autres se taisent un moment puis discutent un peu. Et C. leur décoche un : « Fermez vos gueules! » bien senti. Moi, tout ce théâtre, ça ne me plaît qu'à moitié. Je décide de reprendre le cours malgré tout en disant bien à C. que nous sommes dans un lieu de travail et non pas de recueillement et qu'elle pouvait aller ailleurs pour se recueillir. Elle fond en larmes devant le comportement irrespectueux de ses camarades, hurle qu'elle préfèrerait être là-bas plutôt que « d'attendre ici comme une pétasse » et sort en trombe de la salle de classe. Je ne la retiens pas.

Après la récréation, elle réapparait. Relativement calme. A un moment, je suis à mon bureau, en train de noter les propos déplacés d'un élève. C. s'en mèle, je ne sais plus comment, je lui dis de ne pas la ramener et c'est encore de ma faute sur ce coup-là. Elle me ressort l'affaire du matin, en gros si je ne l'avais pas cherché, rien ne serait arrivé. Je lui dis que je veux lui parler à la fin de l'heure pour lui expliquer certaines choses, mais elle refuse et s'obstine à me dire qu'elle en a « rien à foutre », qu'elle doit partir à Saint Avold avec sa mère. Je lui dis que ça tombe bien que sa mère vienne, je vais lui parler. Je me recogne sur un mur de « Rêvez pas! », « J'en ai rien à foutre! ». Elle me dit qu'elle préfère partir, parce qu'elle serait capable de m'en mettre une. S'en est trop, je demande à un élève d'aller chercher un surveillant pour garde la classe pendant que je vais avec elle chez le CPE pour qu'on s'explique maintenant. Finalement elle veut partir et je ne veux pas la laisser s'en aller avant de lui dire ce que j'ai à dire. On part donc toutes les deux voir le CPE, je cherche une surveillante et voilà qu'on s'engueule, C. et moi dans le bureau des surveillants en présence de deux ou trois élèves. Elle refuse de m'écouter et ça m'énerve. Le ton monte plus que de raison. Finalement le CPE intervient pour essayer de la calmer, de nous calmer. Il lui dit qu'elle n'a pas à me parler comme ça, que je n'étais pas au courant de sa situation, que je n'étais pas devin. Moi pendant ce temps, je me calme. Et puis je lui dis simplement ce que je voulais lui dire. Que je comprenais sa situation, que ce matin, un simple « Madame, aujourd'hui, je ne me sens pas bien, j'ai eu un grave problème familial » aurait suffi, j'aurais compris et je lui aurais foutu la paix. Mais non, Mademoiselle n'a pas su avoir le deuil discret. J'aurais dû voir qu'elle n'allait pas bien, mais il faut avouer que c'est rare quand je la vois entrer en cours avec le sourire.

Je trouve que sur certains points elle a exagéré et je ne vis pas bien le fait qu'elle m'est prise pour cible pour se défouler. Bien sûr je ne pense pas qu'elle l'ait fait de manière intentionnelle, mais elle m'a mise dans une situation inconfortable. J'espère qu'elle va s'excuser. Car malgré ce qu'elle vivait, je ne pense pas qu'elle était en droit de se permettre ce qu'elle a dit ou fait. Pourquoi n'est-elle pas restée chez elle? Elle pensait aller à l'enterrement qui s'est déroulé dans la ville où se trouve le lycée mais sa mère, peut-être au dernier moment, lui a interdit d'y aller, ce sont les propos que les élèves m'ont rapportés. Pourquoi ne s'est-elle pas isolée? Ce n'était pas contre moi, mais là, je le prends un peu comme ça malgré tout. De simples excuses suffiront à repartir sur de bonnes bases.

mercredi, 12 novembre 2008

Les Fatals Picards à l'Alhambra

Un nouvel album photos en ligne du concert du 30 octobre 2008 à l'Alhambra, Paris, 10ème.

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mercredi, 22 octobre 2008

Mea Culpa

"Mamaaaaaaaaaaan regarde la prof délinquante! Haaaaaan!"

Bon je tiens à expliquer ceux que ça intéresse, le pourquoi du comment de mon statut sur Facebook : "Mlb a failli aller en prison zonzon!"

Vendredi dernier de 16h à 17h, j'ai cours avec des Terminales BEP en Allemand. Voilà la situation est déjà plantée, les mauvaises langues diront : "Boooooooooooooouh, avoir cours la dernière heure du dernier jour de la semaine avec la dernière matière du monde et la dern... oh! on se calme!". Bref, c'est toujours un peu chaotique dans ce créneau horaire. MAIS, ce vendredi-là était un assez bon vendredi. SAUF que mes élèves malins se sont amusés à un moment à lancer diverses et moultes choses variées à travers la classe. Moi je leur dis : "De toute façon, vous ne sortirez pas tant que la salle ne sera pas nettoyée!" Suivent alors des réflexions plus ou moins inacceptables de leur part au sujet du travail des agent(e)s d'entretien et du fait de rater le bus (= on réquisitionne votre C3 M'dame!). Bref, l'ultimatum est lancé.
Sonnent les 17h, un élève bondit vers la porte, mais je n'avais pas oublié ma menace, je saute sur la poignée et ferme la porte, sur sa main.
Il beugle qu'il a mal et me montre sa main présentant une petite tâche violacée. Sur le coup, je ne sais pas trop quoi lui dire, les autres sont comme agglutinés à la porte. Ultime vérification et je les lâche, pressentant une embrouille dans les prochains jours...

L'embrouille arrive en 2 temps aujourd'hui.
Des élèves de CAP, déboulent en cours en criant :"Madame, vous êtes une briseuse de main!" -_-' Et pendant toute la journée, j'entends des échos de "porter plainte", "prison", "tranquille", "ouais!". On ne peut rêver mieux comme début de semaine!
Puis à la pose de 10h, un collègue de maths-sciences me dit que le CPE me cherche et que c'est urgent. Là j'ai un très mauvais pressentiment.

J'avais raison. La mère de l'élève avait appelé au lycée et était très remontée contre moi. Apparemment son fils lui aurait dit que je l'avais volontairement blessé, puisqu'en plus je ne le porte pas dans mon coeur et qu'auparavant j'en étais même arrivée à dire "ta gueule" à un élève de sa classe (donc pas lui hein!). C'est une autre histoire. Bref, il voulait porter plainte contre moi pour coups et blessures volontaires (allez rajoutons sur mineur).
O joie, extase et jubilation devant la vie en entendant ça. Je donne très vite ma version au CPE qui me croit et me demande de voir la maman l'après-midi même. J'accepte sans hésiter en espérant pouvoir lui faire entendre raison. Ok, le gamin n'est pas facile parfois, mais ce n'est pas le pire et ce vendredi-là, ça pouvait aller...

A 16h, le CPE me propose de discuter avec la maman et l'élève seuls à seuls, histoire de voir si on continue vers la plainte ou pas. C'est une femme assez fine et dynamique qui a un profil d'ouvrière besogneuse et je retrouve le même regard un peu froid que son fils, un peu rondouillard pour sa part. Pas du tout l'idée que je m'en faisais. Ce que je peux dire au premier abord et à la poignée de main, c'est qu'elle a failli me blesser aussi!
Tout ça pour vous dire qu'au final après avoir discuté une bonne demi-heure de l'affaire et aussi de la vie en classe, de l'intérêt de l'allemand et j'en passe, l'élève a bien voulu passer sur l'affaire en souhaitant que cela ne se reproduise plus. Genre, je suis une délinquante irresponsable!

J'ai eu de la chance de pouvoir être écoutée par la maman et par l'élève lui-même, qui, je sais, n'est pas un mauvais bougre. Nous passons chez le CPE pour le mettre au courant de l'étape finale de l'affaire. Une dernière poignée de main (aïe, elle veut me punir?) de fer et nous nous quittons en bons termes.

Ouf! Mais je pense que mes idiots d'élèves n'ont pas fini de me faire suer avec ça...

End of the story

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