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vendredi, 26 mai 2006
Flamme
Je viens de repasser sur le blog d'un ami (http://touussaa.over-blog.com/) et je note cette phrase issue de son dernier billet "j'avais une nouvelle fois perdu cette flamme". Certes il parlait de son briquet, mais peut-être aussi de son inspiration. J'ai perdu aussi cette flamme. Mais il s'agit pas de briquet, ni d'inspiration, juste de ce sentiment qui vous prend, qui vous consume quand vous pensez à une personne qui compte plus que les autres sur la terre en ce moment. J'ai l'impression qu'on m'a aspergée d'une substance ignifuge. Que je ne m'enflamme plus.
Pourtant quand l'interphone a sonné, mon coeur a bondi dans ma poitrine et je sentais mon sang battre dans mes tempes, je savais que c'était lui. Nerveusement je réponds à l'interphone, il me gratifie d'un tonitruant "C'est moi!" qui me déchire l'oreille, parce que l'interphone déconne. Je lui ouvre en démontant l'interphone (ça lui apprendra!),
quelques minutes plus tard il est là, il est toujours aussi... lui! et me gratifie cette fois-ci d'un très amical et chaleureux "Salulut!". On se fait la bise, il a les joues douces et moelleuses, j'adore. Là d'y repenser, ça me fait un petit quelque chose. Aaaah te voilà enfin, depuis le temps qu'on ne s'est pas vus!!!
L'après-midi se passe tranquillement, on travaille un peu et on discute beaucoup. On s'entend toujours aussi bien, comme avant... Comme avant, ça sonne bizarre, c'est comme s'il y a eu une transition. Oui pour moi il y en a eu une. Rien de bien grave, c'était juste histoire de me faire à l'idée que malgré notre très bonne entente, rien de plus n'était à espérer.
Maintenant j'ai l'impression d'avoir passé un cap. J'ai pensé à lui toute la journée du lendemain en souriant aux bêtises et aux histoires qu'il avait pu raconter, en souriant à l'idée qu'on se reverrait prochainement au ciné, tous les deux et aussi à son anniversaire, puisqu'il m'a invitée. J'ai pensé et je pense à tout ça sans cette sensation de désespoir qui, il y a quelques mois, me submergeait encore. Et je trouve ça aussi étrange.
Ce n'est pas que j'aime souffrir mais je me dis que s'il ne me manque plus autant qu'avant, c'est que je suis peut-être guérie de lui... Et c'est là que je me dis peut-être tant mieux, peut-être tant pis.
Dans le fond, c'est presque comme si je regrettais de ne plus ressentir de trouble en le voyant... Ca soulage, mais en même temps c'est dommage...
Peut-être que cette flamme renaîtra, mais j'espère que je ne serai pas la seule à la sentir à ce moment-là.
Si c'est le cas, je préfère renoncer à toi.
21:50 Publié dans J'avais dit que j'en parlerai pas... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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